Dès le samedi 17 octobre 2026, Hawkesbury accueillera les toiles de l’artiste peintre québécois Gabriel Landry.
Son exposition La francophonie d’un monde sans frontières sera présentée du 17 octobre au 29 novembre 2026, au centre culturel Le Chenail, situé au 2, rue John à Hawkesbury.
L’ouverture des portes se fera le samedi 17 octobre de 10 h à 16 h. Toutefois, le grand rendez-vous public et médiatique aura lieu le dimanche 25 octobre, de 13 h à 17 h, à l’occasion du vernissage officiel.
Cet événement se tiendra sous la présidence d’honneur d’Antoine Rosey, directeur régional Amériques de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).
Les visiteurs pourront également assister à la projection du moyen métrage documentaire c’est dans le noir que la lumière est la plus belle, réalisé par Akim Kermiche, qui présente le parcours de l’artiste.
Parcours et inspiration
En entrevue, Gabriel Landry, originaire de Natashquan et le plus jeune d’une famille de 15 enfants, se dit inspiré des paysages de son enfance entre les étés dans son village natal et les hivers scolaires à Sainte-Foy.
« Comme je dis souvent, j’ai eu le meilleur des deux mondes. On était à l’embouchure du golfe Saint-Laurent, c’était la mer à perte de vue avec le mirage de l’île d’Anticosti en face », se rappelle-t-il avec émotion.
C’est à l’âge de 12 ans qu’il réalise son tout premier tableau alors qu’il peint des murales dans le sous-sol familial. Il poursuit cette passion tout au long de son adolescence, ce qui l’amène à découvrir Picasso et le cubisme et à l’adoption d’une nouvelle forme d’art.
En 1973, Gabriel Landry décroche la création de l’affiche officielle du Carnaval de Québec. Ce tremplin l’amène à sa première exposition en 1986 à Saint-Hubert et à une carrière de 45 ans en publicité.
Le symbolisme-cloisonniste
Se définissant lui-même comme un « libre-pensart », Gabriel Landry développe au fil des ans une approche artistique qu’il qualifie de symbolisme-cloisonnisme.
La méthode du cloisonnement emploie différentes tonalités de couleurs afin de décomposer les figures par tranches inspirées du vitrail et du prisme. Son approche symbolique lui permet de représenter ses visions du monde à travers des expressions visuelles.
« J’aime beaucoup peindre sur ce que j’appelle surfer sur des vagues, probablement que c’est ma déformation publicitaire qui m’amène là. Tel sujet m’accroche, ça devient des essais sur des sujets d’actualité », explique-t-il.
Il affirme que chaque tableau constitue une prise de parole humaniste enracinée dans des sujets de société tels que la religion, les réfugiés, l’environnement et la paix universelle. « Mon œuvre est un kaléidoscope dirigé vers un monde sans frontières, un monde de rêve, réfléchissant à l’infini ma passion pour la peinture et la mise en symbole de la pensée et des valeurs humaines, par la ligne droite, par la ligne courbe et par la couleur pure », explique-t-il.
L’expérience du regardeur
Ancré dans sa vision ouverte et inclusive de l’art, Gabriel Landry refuse d’imposer un sens unique à son travail. Selon l’artiste, chaque tableau contient, en ce sens, une petite histoire ouverte à de multiples interprétations.
« Autant qu’il y a d’humains sur terre qui voient un tableau, autant il y a d’interprétations de ce tableau-là. Bien souvent, c’est le regardeur qui fait le tableau », dit-il.
Il invite les visiteurs de Hawkesbury à développer leur propre interprétation d’une francophonie d’un monde sans frontières basée sur leur sensibilité et leurs expériences vécues.





