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Ecolomondo demande la protection de ses créanciers contre l’insolvabilité

L’avenir de l’usine de recyclage de pneus Ecolomondo à Hawkesbury dépend désormais de la capacité de la société mère à obtenir la protection de ses créanciers pour régler ses problèmes d’insolvabilité.

Selon de récents articles d’Insolvency Canada et d’autres médias spécialisés, l’entreprise québécoise de technologies propres et ses filiales ont demandé et obtenu la protection de leurs créanciers le mois dernier auprès de la Cour supérieure du Québec, conformément à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). L’entreprise et son principal créancier, Exportation et développement Canada (EDC), sont actuellement soumis à un processus de sollicitation de ventes et de développement (PSVD) supervisé par le tribunal afin de gérer les problèmes d’insolvabilité d’Ecolomondo par la commercialisation, la vente ou le refinancement de ses actifs en difficulté.

Le 21 mai, la division commerciale de la Cour a accordé à Ecolomondo un sursis immédiat de 10 jours aux procédures en vertu de la LACC. Ce sursis suspend toutes les poursuites judiciaires et les mesures d’exécution des créanciers contre l’entreprise afin de lui permettre, ainsi qu’à EDC, de travailler à un plan de restructuration. La Cour a nommé KPMG Inc. contrôleur pour superviser le processus de restructuration de l’entreprise.

L’entreprise avait déclaré son insolvabilité, invoquant divers facteurs, notamment des défaillances d’équipement, des pertes financières nettes et l’impact de la pandémie, qui a entraîné des retards dans la construction et l’exploitation de sa nouvelle usine de Hawkesbury. Ecolomondo n’a pas non plus respecté l’échéance d’avril 2026 pour le versement d’un financement de 500 000 $ exigé par EDC. Cette somme était destinée au soutien de l’usine de Hawkesbury, mais les efforts de l’entreprise pour obtenir les capitaux nécessaires ont échoué.

Le dépôt de la demande de protection contre les créanciers auprès du tribunal a entraîné ce qui est décrit comme un « exode massif » de l’équipe dirigeante d’Ecolomondo le 21 mai. Lynn Côté est la seule administratrice restante au conseil d’administration de l’entreprise. Elio Sorella, dirigeant de longue date, et les administrateurs Mathieu Couillard, Michael

Frankel, Frank Kelly, Véronique Laberge, Christian Paradis et Donald Prinsky ont tous démissionné. M. Prinsky a également démissionné de son poste de chef des finances.

Jean-François Labbé demeure chef de la direction par intérim d’Ecolomondo afin de faciliter la gestion du processus de la LACC.

La prochaine étape pour Ecolomondo est le processus de sollicitation de vente et d’investissement (PSVI), supervisé par le tribunal. Ce processus comprend un appel d’offres structuré pour la commercialisation de la propriété intellectuelle exclusive de l’entreprise, de son procédé de décomposition thermique (PDT) pour le traitement des pneus recyclés, ainsi que de son usine de Hawkesbury, auprès d’investisseurs externes. L’objectif est de « réaliser une vente d’entreprise, un investissement en actions ou un refinancement par un tiers afin de sauver les actifs ».

La construction de l’usine de Hawkesbury, située sur l’avenue Aberdeen dans le parc industriel et commercial de la ville, a débuté en 2019 et a bénéficié du soutien financier d’EDC grâce à un prêt initial de 32,1 millions de dollars. L’usine emploie 30 personnes, dont 27 travaillent sur place. M. Labbe, ingénieur, et un comptable travaillent à distance depuis le siège social d’Ecolomondo à Montréal. L’usine de Hawkesbury a fait l’objet de diverses améliorations techniques l’an dernier dans le cadre de ses activités initiales, et Ecolomondo a bénéficié de plusieurs reports de paiement d’intérêts de la part d’EDC. Toutefois, l’usine est restée confrontée à d’importants défis technologiques et économiques qui l’ont empêchée d’atteindre une pleine capacité de production.

Les documents déposés auprès du tribunal indiquent qu’Exportation et développement Canada (EDC) est le seul créancier garanti d’Ecolomondo Corporation et de sa filiale de Hawkesbury. EDC détient une dette garantie de 54 555 097 $.

Ecolomondo Corp. et Ecolomondo Environmental Hawkesbury comptent également 69 créanciers non garantis. Six sont situés à Hawkesbury, deux à Vankleek Hill et un respectivement à Plantagenet et à Casselman. On ignore pour l’instant l’impact que pourrait avoir sur ces créanciers les résultats du processus de restructuration en cours.

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