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Rassemblement massif sur la Colline contre ALTO

Le maire Robert Kirby, du canton de Hawkesbury Est, se trouvait à Ottawa mercredi dernier pour participer au rassemblement ALTO-NO sur la Colline du Parlement, et il a souhaité partager ses impressions sur ce qu’il a vu.

« Difficile de dire combien de personnes étaient présentes », a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique. « La foule était très dispersée. J’ai vu pas mal de gens de notre communauté et des environs. »

Le rassemblement du 10 juin était organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA), la principale organisation agricole du Québec. Parmi les quelque 1 500 personnes présentes sur la Colline du Parlement se trouvaient également des agriculteurs et des citoyens ordinaires de l’Ontario, notamment des résidents des cantons de Hawkesbury Est et de Champlain.

Les manifestants participant à l’événement se sont rassemblés de manière symbolique sur le pont d’Alexandria, qui relie le Québec et l’Ontario, puis ont défilé ensemble, brandissant bannières et pancartes, jusqu’à l’espace situé devant l’édifice du Centre, actuellement en travaux de rénovation. Parmi les participants au rassemblement de protestation figuraient des membres et des sympathisants des partis libéral, conservateur, du Bloc québécois et vert. Parmi les élus qui ont pris la parole lors de l’événement figuraient le chef du Parti conservateur Pierre Poilievre, les députés conservateurs Scott Reid (Lanark-Frontenac), Michael Barrett (Leeds-Grenville-Thousand Islands-Rideau Lakes), Jacques Gourde (Lévis-Lotbinière), le député du Bloc québécois Jean-Denis Garon (Mirabel), le conseiller municipal de Mirabel Robert Charron et la conseillère municipale de Rideau Lakes Paula Banks. Parmi les autres intervenants figuraient Jenn Pfennig, présidente de l’Union nationale des agriculteurs, Sébastien Peeters, président de l’UPA Argenteuil, et Kathleen O’Connell Renaud, de Saint-Eugène, Hawkesbury Est, représentante de l’équipe du Front uni de l’Ontario.

Le rassemblement avait pour objectif de protester contre le projet de train à grande vitesse proposé par la société d’État ALTO dans l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec. Ce projet relierait Toronto à Québec, avec des arrêts dans cinq grandes agglomérations, dont Ottawa et Montréal. ALTO poursuit actuellement le processus d’étude visant à déterminer le tracé définitif du projet, notamment en tenant compte des résultats des études hydrogéologiques et environnementales menées dans les zones qui se trouveraient le long du tracé général. Les responsables de l’entreprise ont déclaré que le tracé définitif exploiterait autant que possible les corridors d’infrastructure existants, notamment les grands axes routiers et les corridors de lignes électriques.

Le projet a été vivement critiqué par de nombreuses municipalités rurales et associations, comme le Caucus des présidents de l’Est de l’Ontario, en raison de plaintes concernant la difficulté à obtenir d’ALTO des informations précises sur les détails de son plan de tracé, notamment le recours à l’expropriation pour acquérir certaines parcelles de terrain nécessaires au tracé définitif. Des inquiétudes ont également été exprimées quant à l’impact potentiel sur les communautés rurales, les terres agricoles, les sentiers de loisirs et les habitats de la faune et de la flore aquatiques.

Dès le début du processus de consultation publique lancé par ALTO concernant le projet ferroviaire proposé, le maire Kirby a fait part de ses critiques, et son conseil municipal a été le premier de Prescott-Russell à adopter une résolution s’opposant au projet. Les principales préoccupations portaient sur l’impact que le projet pourrait avoir sur la municipalité dans son ensemble si le tracé final passait par le canton ou à proximité, et sur le risque de voir certaines terres agricoles patrimoniales de la région disparaître à la suite d’une expropriation pour le tracé.

« Ce projet (ALTO) convient à certaines personnes, mais il doit être mené avec bon sens », a déclaré le maire Kirby, ajoutant qu’il trouvait l’ensemble du processus « révoltant et dépourvu de bon sens » au regard du coût de plusieurs millions de dollars que représenterait la construction du projet et de la valeur réelle qu’il apporterait en retour à la plupart des résidents des zones rurales de l’Est de l’Ontario et de l’Ouest du Québec une fois mis en service.

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