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Un incendie survenu tard dans la nuit du 29 novembre dans un immeuble d'habitation situé sur l’avenue Portelance, à Hawkesbury, a laissé de nombreuses familles sans abri. La police a qualifié l'incendie de « suspect » et a ouvert une enquête pour incendie criminel.

Une facture d’un million de dollars pour l’incendie de la rue Portelance

Outre la perte de logements sociaux pour certaines personnes qui en avaient besoin, la facture liée à l’incendie de l’immeuble d’appartements survenu l’année dernière rue Portelance à Hawkesbury s’élève à plus d’un million de dollars.

Sylvie Millette, directrice des services sociaux des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), a présenté, lors de la séance du conseil des CUPR du 24 juin, un résumé détaillé de sept pages sur le coût total, à ce jour, de l’incendie qui s’est déclaré dans un immeuble de la rue Portelance à Hawkesbury, un sinistre qui a privé de nombreuses personnes de leur logement et a eu des répercussions sur le programme de logements sociaux des CUPR.

« À la suite de l’incendie survenu au 810, rue Portelance à Hawkesbury », a déclaré Mme Millette dans son rapport, « des dépenses importantes ont été engagées pour assurer la sécurité du site, venir en aide aux locataires déplacés et gérer les répercussions opérationnelles et financières de cet événement. »

Mme Millette a indiqué qu’à la mi-mai de cette année, le coût total de l’incendie de la rue Portelance s’élevait à 1 043 902,34 dollars.

Contexte

Dans la nuit du 29 au 30 novembre, un incendie s’est déclaré au 810, rue Portelance, à Hawkesbury. Ce bâtiment, propriété des CUPR, comprenait 30 logements sociaux accueillant 54 résidents, dont des familles et des personnes seules. L’ensemble du bâtiment a été évacué au moment de l’incendie ; il n’y a eu ni victime ni blessé.

Le personnel des services sociaux s’est rendu sur place et y est resté jusqu’aux premières heures du matin pour venir en aide aux résidents et apporter tout le soutien nécessaire aux pompiers et aux autres équipes d’urgence chargées de lutter contre l’incendie.

Un centre d’accueil temporaire a été mis en place « en quelques heures » au complexe sportif de Hawkesbury pour les locataires déplacés. Des agents des services sociaux, des représentants de la Croix-Rouge et des Services d’aide aux victimes de Prescott et Russell, des agents municipaux, le maire Robert Lefebvre et des membres de divers groupes communautaires se sont rendus au complexe sportif pour aider à recenser les noms et autres informations des résidents désormais sans domicile, ainsi que pour leur fournir des informations et des conseils sur les autres ressources d’aide disponibles.

« L’évacuation rapide du bâtiment a placé de nombreux résidents dans une situation de grande vulnérabilité », indique le rapport de Mme Millette. « De nombreuses personnes ont quitté leur appartement avec pour seuls biens les vêtements qu’elles portaient, sans accès immédiat à leurs médicaments, à leurs effets personnels essentiels ni à leurs documents d’identité. D’autres ont été contraintes de partir sans pouvoir récupérer leurs animaux de compagnie, ce qui a aggravé le stress et l’incertitude ressentis dans les heures qui ont suivi l’incendie. »

Le personnel des CUPR a collaboré avec les pompiers de Hawkesbury pour tenter de récupérer les médicaments, les effets personnels et les animaux de compagnie qui se trouvaient encore à l’intérieur du bâtiment. Le rapport de Mme Millette précise que parmi les animaux sauvés figuraient plusieurs chats et chiens, ainsi que divers animaux exotiques, notamment une espèce de lézard appelée « dragon barbu » et plusieurs serpents.

Le personnel des CUPR s’est également chargé d’organiser le transport et les repas des locataires déplacés à cette époque. La Croix-Rouge a fourni des cartes prépayées aux locataires pour les aider à faire face à certains de leurs besoins immédiats, le service des affaires sociales contribuant également à prendre en charge les frais associés.

Conséquences

Des hébergements temporaires à l’hôtel ont été organisés pour les familles et les personnes seules, et une aide supplémentaire a été apportée aux personnes qui ne disposaient pas d’assurance locataire ou dont les ressources financières étaient limitées. Le rapport indique que 17 foyers, soit 30 adultes et enfants ainsi que neuf animaux de compagnie, ont été hébergés temporairement dans des hôtels entre le 30 novembre 2025 et le 15 janvier 2026. Ces hébergements temporaires à l’hôtel ont pris fin après la mi-janvier, les services sociaux et d’autres organismes continuant à fournir une aide à la relocalisation et un soutien aux foyers qui avaient encore besoin d’assistance.

Les locataires éligibles ont été remboursés de leur loyer du mois de décembre. Les services sociaux ont organisé des séances d’information en présentiel dans trois lieux différents à l’intention des locataires ayant des questions sur leur situation, afin d’expliquer la procédure de récupération de leurs effets personnels et de leur fournir des conseils ainsi que des orientations vers les ressources disponibles pour les aider pendant le processus de reconstruction.

Les services sociaux ont procédé à des examens et à des évaluations de l’éligibilité individuelle à divers programmes d’aide financière et d’autres formes d’assistance, notamment la récupération d’effets personnels dans les logements non assurés de l’immeuble endommagé, le remplacement d’articles ménagers et personnels essentiels et, dans certains cas, la prise en charge des franchises d’assurance. Une aide financière pouvant aller jusqu’à 1 000 dollars pour les particuliers et 1 800 dollars pour les familles était disponible, en fonction de la composition et de la situation du foyer concerné.

Le rapport de Mme Millette indiquait que 11 des 30 ménages locataires disposaient d’une assurance locataire, ce qui a permis d’accorder une contribution pouvant aller jusqu’à 1 000 dollars pour aider à couvrir la franchise d’assurance de ces locataires. Cinq de ces ménages ont ainsi pu déposer une demande d’indemnisation auprès de leur assureur sans avoir à supporter de coûts supplémentaires liés à l’incendie qui avait détruit leur logement.

« Ces interventions ont contribué à préserver la stabilité du logement des ménages touchés et ont favorisé leur rétablissement après la catastrophe », indiquait le rapport de Mme Millette.

Les CUPR ont dû faire appel à un service de sécurité 24 heures sur 24 pour le site de l’incendie, en raison d’effractions signalées dans l’immeuble désormais à l’abandon, malgré les efforts déployés pour sécuriser les lieux en condamnant les points d’entrée. Les cambrioleurs ont dérobé divers objets dans certains des logements vides. Une semaine après l’incendie, les services sociaux et les services techniques ont coordonné une opération de récupération des effets personnels pour les résidents des logements non assurés, après que ceux-ci eurent signé les formulaires de consentement nécessaires pour autoriser la fouille de leurs locaux. Les locataires n’étaient pas autorisés à pénétrer eux-mêmes dans leurs anciens logements en raison de l’état dangereux du site, dû aux dégâts causés par l’incendie et à la présence potentielle d’isolants à l’amiante exposés.

« Le personnel des services sociaux et des services techniques a procédé à la récupération des effets personnels en portant un équipement de protection individuelle complet », indique le rapport de Mme Millette, « y compris la protection respiratoire nécessaire pour travailler en toute sécurité dans un environnement contaminé. »

L’opération de récupération a mobilisé deux équipes : l’une est entrée dans le bâtiment pour localiser et sortir des objets, tandis que l’autre est restée à l’extérieur avec les anciens locataires. Une liaison vidéo en temps réel entre les deux groupes a permis aux locataires d’identifier les effets personnels à récupérer en priorité. Plus tard dans la journée, les pompiers ont facilité l’accès en toute sécurité aux logements situés dans les parties les plus à risque du bâtiment en ruines afin de récupérer les objets qui s’y trouvaient. Des effets personnels provenant de 14 logements ont ainsi été récupérés.

Deux chats avaient survécu à l’incendie mais sont restés à l’intérieur du bâtiment en ruines pendant plusieurs semaines, échappant à toutes les tentatives visant à les inciter à sortir ou à les capturer. Le personnel des CUPR et d’autres intervenants ont poursuivi des visites régulières sur le site et le dernier chat, dont on savait qu’il se trouvait quelque part sur le chantier, a été récupéré en janvier « et s’est avéré en bonne santé au moment de son sauvetage ».

Frais juridiques

Certains locataires ont dû supporter des « frais juridiques importants » liés à leurs recours devant la Commission de la location immobilière (CLI) concernant des litiges relatifs à la résiliation de leur bail. Le rapport de Mme Millette a également souligné les « répercussions considérables » des mesures de sécurité prises à la suite de rapports d’experts identifiant sur place des contaminants susceptibles d’avoir contaminé certains effets personnels récupérés dans le bâtiment.

La CLI a ordonné que tous les effets personnels, qu’ils soient contaminés ou non, soient retirés du bâtiment et entreposés dans des conteneurs sécurisés jusqu’à ce qu’ils soient testés et décontaminés si nécessaire. Le rapport de Mme Millette indiquait que, dans certains cas, sur recommandation du conseiller juridique des CUPR certains locataires avaient préféré une compensation financière à la récupération de leurs effets personnels.

Les prochaines audiences de la CLI consacrées aux questions juridiques et financières liées à l’incendie de Portelance sont prévues du 29 au 31 juillet.

L’affaire se poursuit

Les services sociaux des CUPR prévoient de présenter, dans le courant de l’année, un rapport final sur les dépenses et autres questions liées à l’incendie de Portelance. Le département procède actuellement à une analyse approfondie de cette catastrophe afin d’identifier les mesures d’atténuation que les CUPR pourrait mettre en œuvre à l’avenir pour réduire les risques financiers et opérationnels ainsi que les répercussions liées à de futurs incidents affectant ses activités, à l’instar de l’incendie de Portelance.

Le rapport de Mme Millette comprenait une liste détaillée, ligne par ligne, des dépenses de plus d’un million de dollars liées à l’incendie de Portelance à ce jour. La majorité des dépenses, s’élevant à 892 509,14 dollars, concerne l’aide financière aux locataires, notamment le soutien de la Croix-Rouge, l’hébergement temporaire à l’hôtel, le transport et l’aide financière directe, ainsi que la surveillance et la sécurité du site, les coûts de restauration des bâtiments, les frais juridiques et la récupération et l’enlèvement des effets personnels des locataires.

« La majeure partie des dépenses a été prise en charge par les assurances et les programmes d’aide financière existants », indique le rapport de Mme Millette, « ce qui a permis de limiter l’impact financier ».

Les dépenses couvertes par l’assurance s’élèvent à 408 758,25 dollars et comprennent les coûts de remise en état, la perte de recettes subie par les CUPR du fait de la destruction du bâtiment, ainsi que d’autres dépenses. Le programme de prévention du sans-abrisme et d’autres programmes d’aide financière « ont financé une part importante des mesures de soutien apportées aux locataires touchés », avec une aide pouvant atteindre 128 591,23 dollars.

La perte du bâtiment de la rue Portelance, destiné au logement social, a entraîné une certaine modification du plan actuel de gestion des actifs des CUPR. Les CUPR examine toujours la question de savoir s’il convient de reconstruire ou de démolir. Le maire du canton de Russell, Mike Tarnowski, a demandé un rapport complémentaire au service des services sociaux concernant les « achats d’urgence auprès des fournisseurs » liés à l’avenir du site du bâtiment.

Le conseil des CUPR a voté en faveur de l’approbation et de la réception du rapport de suivi sur l’incendie de Portelance.

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